batch cooking cuisine asiatique

Le Fabuleux Batch Cooking de la Cuisine Asiatique !

Le batch cooking de cuisine asiatique m’est d’une grande aide pour installer une organisation hebdomadaire rapide et efficace dans la gestion de la cuisine.

Comme vous l’aurez probablement compris d’après les recettes que je publie régulièrement sur ce blog, j’adore cuisiner “façon outsider” en me lançant dans la création d’un plat avec ce dont je dispose et ce qui me fait envie. Je n’ai pas le profil de la cuisinière concentrée qui taillera ses petits légumes à la perfection et les disposera en un bouquet élégant sur son assiette. A mon détriment, sans doute, car j’avoue que mon dressage n’est pas toujours impeccable… Mais cela prend du temps.

Je suis plutôt du genre à faire trente-six trucs en même temps, à danser tout en faisant sauter les légumes dans mon wok, et à faire goûter mon plat à ma fille au fur et à mesure, pour avoir son indispensable aval!

Pour moi, c’est la dégustation et le moment partagé qui priment. Sans oublier la créativité, la touche de magie et surtout… le goût, le goût , le goût!

Dès lors, si je peux m’épargner un peu de travail en cuisine en prenant les devants, je suis preneuse.

Qu’est-ce que le batch cooking?

Le batch cooking, c’est simplement un nom un peu hype pour dire “prépare les aliments de tes menus hebdomadaires en une seule fois durant le week-end pour éviter de te prendre la tête toute la semaine”.

préparation cuisine asiatique batch cooking

Ainsi, ceux et celles qui l’ont intégré dans leur routine préparent généralement un menu pour la semaine et puis cuisinent quelques heures le week-end pour avoir à portée de tupperware l’ensemble des aliments à assembler pour constituer un repas complet. Certes, on sacrifie quelques heures de son week-end. Mais quand on a des enfants et un job à temps plein, rentrer chez soi en semaine et n’avoir qu’à (façon de parler) se préoccuper des douches, devoirs, cartables etc…, c’est franchement très appréciable.

Les plus aguerris en batch cooking ont même des fiches repas pour toutes les semaines de l’année et vont faire leurs courses en suivant cette logistique. Il faut un bel aficionado de l’organisation pour désirer planifier sa vie à ce point. Je ne peux pas prétendre à ce titre.

J’adore le semi-batch cooking !

Je ne sais pas si le terme existe mais je semi-batchcooke pas mal de choses! Ce que je veux dire par là, c’est que je prépare effectivement quelques petites choses à l’avance mais surtout, j’utilise des ingrédients qui me permettront une rapidité d’exécution et une diversité de goûts pour ne pas avoir la sensation de manger six fois le même repas.

Personnellement, je préfère me laisser une petite latitude le soir-même pour cuisiner plus précisément ce dont j’ai envie. Si j’ai envie de manger léger le mardi, je ne compte pas me forcer à avaler le curry prévu le samedi précédent. Si j’ai une énorme envie de ramen (Dieu sait que ça m’arrive souvent…), je ne mangerai pas les nouilles sautées programmées.

Donc le fait d’avoir une base modulable déjà cuisinée m’aide à gagner du temps, sans me coincer pour autant dans un menu réfléchi 5 jours avant.

La spécificité de la cuisine asiatique

Tout d’abord, je dirais que la cuisine asiatique est l’une des plus simples à cuisiner rapidement quand on n’a pas beaucoup de temps devant soi car beaucoup d’éléments sont très aisément transposables, superposables, modifiables.

Attention, je ne dis pas qu’aucun plat asiatique ne demande de longues heures de préparation, il y en a énormément. Mais que ce soit dans la récurrence des herbes ou légumes crus en cuisine thai et vietnamienne, ou dans le mode de cuisson au wok qui est très rapide, je trouve qu’il est assez simple de faire un plat délicieux plutôt rapidement.

C’est l’une des raisons pour lesquelles j’affectionne particulièrement la cuisine asiatique. Elle fait la part belle aux vitamines puisqu’il y a pas mal de crudités, herbes ou légumes juste saisis, ce qui ne l’empêche pas d’être savoureuse grâce aux multiples épices et condiments qu’elle utilise.

Dès lors, je prépare effectivement quelques éléments de recette à l’avance mais j’ai surtout beaucoup de produits à disposition qui me facilitent grandement la vie.

Pour parvenir à assembler rapidement les différents éléments nécessaires à la réalisation de ma recette, j’ai plusieurs cordes à mon arc.

Ce que je prépare à l’avance:

  • du riz
  • des champignons réhydratés (shiitake, oreilles de Judas,…)
  • des vermicelles de soja (ou de patate douce)
  • certains légumes comme l’aubergine ou le chou chinois
  • certains crudités tels que le concombre que je fais dégorger au sel
  • le tofu en marinade
  • les protéines de soja à réhydrater
  • du beurre de cacahuètes maison et des cacahuètes concassées
  • le dashi (base de bouillon à base de kombu et shiitake)

Ce que j’achète en surgelé:

  • les edemame
  • les asperges vertes

Ce qui cuit extrêmement rapidement:

  • les tomates
  • les oeufs
  • les nouilles de konjac
  • les légumes sautés à feu vif type poivrons, courgettes, brocoli, poireau,…

Ce qui se mange cru ou se réchauffe en 2 minutes:

  • les herbes : menthe, coriandre, basilic thai, ciboule de chine, ..
  • les oignons jeunes ou oignons rouges
  • les crudités: carottes, concombre, radis, pousses de soja, pousses d’épinard…
  • les conserves: mini maïs, pousses de bambou,…
  • les oléagineux type noix de cajou

Un batch cooking végétarien?

Vous constaterez que je ne mentionne ni viande ni poisson. Ceci tout simplement parce que j’en prépare assez peu, la grande majorité de mes plats étant végétariens.

De plus, la matière animale étant plus sensible à la conservation, je ne ferais pas de batch cooking pour le peu que j’en consomme. Pour peu que ma viande n’ait pas suivi une chaîne de froid impeccable, elle peut vite devenir impropre à la consommation. Je pense qu’il est donc préférable, lorsqu’on consomme de la viande, de la cuire à l’asiatique. C’est à dire la découper en petits morceaux et la faire sauter rapidement au wok juste avant la dégustation.

Les condiments asiatiques indispensables

Ce qui permet de passer aisément d’une recette à une autre avec les mêmes ingrédients de base, ce sont les condiments ou plus largement les aides culinaires asiatiques. Ils ont une telle importance dans la saveur des plats qu’ils permettent de réaliser une dizaine de recettes différentes avec seulement quelques ingrédients.

Voici les aides culinaires que j’utilise très régulièrement:

  • la sauce soja (of course!) light ou foncée
  • le gochujang (pâte de piment coréen)
  • le doenjang et ssamjang (miso coréen doux et pimenté)
  • les oignons frits
  • l’ail (frit, en pâte, confit, cru,…)
  • le citron vert
  • le lait de coco
  • la sauce d’huître
  • la sauce bulgogi
  • l’algue nori
  • l’huile de sésame toasté
  • les graines de sésame
  • les feuilles de riz
  • le vinaigre de riz
  • la citronnelle
  • le gingembre
  • les pâtes de curry, de tom yam,…
  • toutes les épices évidemment (cumin, badiane, cannelle, poivre,…)

Comme vous le voyez, il y a beaucoup d’aides culinaires récurrentes à ma disposition lorsque je prépare un repas. Cela permet une variété de saveurs assez importante puisque remplacer une herbe par une autre et changer de féculent modifie déjà complètement une recette.

Repas simples à préparer: mes favoris

  • les riz sautés: on jette quelques légumes, du riz, de la sauce soja, on brouille un oeuf…
  • les nouilles: idem que le riz sauté mais on peut aussi les plonger dans un bouillon
  • le bouillon: vermicelles, udon ou autre nouille sur une base de dashi avec différents condiments et légumes
  • les kimbap ou maki
  • les rouleaux de printemps
  • les currys
  • les sandwiches

Quelques chouettes idées de menus en batchcooking !

C’est bien joli tout ça mais quelques idées pratiques, ça pourrait être sympa!

En voici quelques-unes:

Idée n°1

Cuisiné : du riz, du tofu , du concombre dégorgé

Repas 1: curry vert au lait de coco avec tofu, basilic thai, tomates et mini maïs accompagné de riz

Repas 2: riz sauté avec edemame, oeuf, oignons rouges, sauce soja claire, citron vert

Repas 3: maki avec feuille de nori, riz, concombre, pousses de soja, tofu, coriandre, sauce bulgogi ou gochujang

Repas 4: tofu sauté au ssamjang, pousses de bambou et riz

Idée n°2

Cuisiné: vermicelles de soja, dashi, shiitaké, cacahuètes

Repas 1: bouillon dashi avec vermicelle, shiitaké, asperges, huile de sésame toasté, tranches de nori

(vous trouverez ici une recette assez similaire)

Repas 2: vermicelles sautés aux oignons jeunes, coriandre, tomates et oeufs

Repas 3: salade de vermicelles aux edemame, tomates, shiitake, oignons frits, gochujang, sauce soja, dashi

Repas 4: rouleau de printemps avec vermicelles, coriandre, menthe, carottes râpées, pousses de soja, oignons rouges, beurre de cacahuètes, gochujang (spécial canicule celui-ci, il est très light. Si vous voulez le rendre plus consistant, je vous suggère une omelette rapide avec un peu de lait de coco et sauce soja)

Idée n°3

Cuisiné: aubergines caramélisées, riz, vermicelles de patate douce

(deux de ces recettes ont été publiées je vous place le lien pour les visualiser)

Repas n°1: aubergines caramélisées, oignons verts, ail , vinaigre de riz, gochujang, riz

Repas n°2: sandwich à l’aubergine caramélisée avec avocat, tomate et concombre

Repas n°3: vermicelles de patate douce, aubergines caramélisées, poivrons rouges, pousses d’épinard, ciboule de chine, huile de sésame toasté, graines de sésame.

(si j’avais eu moins de temps pour mon semi batch’, j’aurais remplacé les vermicelles de patate douce par des nouilles de konjac)

Voici pour les quelques idées qui me viennent immédiatement à l’esprit dans les plats que j’ai récemment réalisés. Pour les recettes automne et hiver, je me dirigerai probablement plutôt vers de bons ramens chauds et des currys traditionnels ou en croûte.

Combien de temps en cuisine?

Ce semi batch cooking doit me prendre à peu près 30 à 40 minutes de préparation anticipative. Bien sûr, cela signifie qu’on optimise son temps donc pendant que le riz cuit, on coupe les légumes, pendant que les légumes rôtissent au four, on prépare la marinade du tofu et on réhydrate les champignons,etc.

Ces trente minutes de concentration et de logistique doivent donc être bien cadrées pour préparer les aliments en un minimum de temps. Il faut préparer ses ustensiles, ses contenants et visualiser son plan d’action. Mais une fois qu’on est rôdé…c’est tellement rapide!

Et sur ce principe, on peut dire que les petites cuissons et assemblages au moment même prennent max dix minutes par repas.

Donc le gain de temps pour moi est tout à fait tangible, tout en me laissant la liberté créative dont j’ai besoin pour m’amuser en cuisine.

Par ailleurs, je ne pré-découpe jamais les légumes car je trouve que leur qualité s’en ressent. Je les lave et découpe à l’instant T, ça prend 5 minutes des 10 que je m’octroie en préparation au moment même.

Pratiquez-vous le batch cooking? Si oui pour quels types d’aliments? Avez-vous des petites astuces ‘gain de temps’?

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16 commentaires sur “Le Fabuleux Batch Cooking de la Cuisine Asiatique !”

  1. Je ne connaissais pas le terme batch cooking bien que je le pratique depuis des années….
    Je prépare le week-end mes plats pour la semaine. A la fois ceux qui serviront le midi au bureau pour ma femme et moi mais également les repas léger du soir.
    Comme tu l’expliques, je premare mes recettes et mes cuissons, ainsi en seulement quelques minutes, je finalise mes plats chaque jour.

  2. Merci pour l’article je ne suis pas un grand fan de cuisine mais l’idée d’utiliser la cuisine asiatique pour faire du batch-cooking est vraiment à creuser ! C’est une cuisine agréable mais j’avais le sentiment qu’elle est compliquée à préparer ce qui n’est apparemment pas le cas. Merci en tout cas pour cette belle découverte, je garde l’article en favori pour tester quelques idées de menu (et aider ma femme le soir!)

    1. Super, n’hésite pas à nous donner ton retour si tu testes des idées de menu. Bien sûr, il y a également des recettes asiatiques qui demandent beaucoup de temps et de soin (comme par exemple les raviolis ou les nems). Mais pour des plats plus ‘quotidiens’, je trouve que c’est une cuisine vraiment simple à réaliser, avec beaucoup d’atouts fraîcheur et santé.

  3. Bonjour Wendy,

    Merci pour cet article qui me donne des idées asiatiques à intégrer dans mon batch-cooking ! Cela fait quelques temps que je prépare mes repas de la semaine “en gros”, et j’aime beaucoup découvrir de nouvelles cuisines, de nouveaux parfums et de nouveaux ingrédients. Je suis ton blogue avec intérêt, je sens que je vais en apprendre beaucoup… D’ailleurs je ne connaissais pas le gochujan ni le doenjang, cela me donne envie d’essayer.

    À très bientôt !

    1. Merci pour ton commentaire, Camille. Si tu aimes les plats un peu relevés, je te conseille mille fois le Gochujang. Il a une saveur umami piquante, si j’ose dire, qui est vraiment facile à intégrer dans énormément de plats (soupes, sauces tomates, sandwiches,…)

  4. Cool, je ne suis pas batch cooking mais l’idée appliquée à la cuisine asiatique me fait repenser ma position.
    Quand j’étais jeune je cuisinais beaucoup style asiatique puis je suis passée à autre chose mais je remarque que j’y revient naturellement depuis quelques semaines donc ton article tombe à point nommé. Surtout que les enfants adorent quand je me lâche !

    Merci beaucoup Wendy

    1. Aaah, si les enfants adhèrent, en général, on est partants car cela présage de chouettes moments en famille autour d’un bon repas partagé !
      Merci pour ton commentaire, Carole.

  5. Je ne connaissais pas cette méthode d’organisation dans le domaine de la cuisine. Si on faisait un parallèle avec le monde du travail cela ressemble assez au Taylorisme visant à gagner en efficacités… Personnellement cela me conviendrait assez car j’avoue prendre peu de plaisir à cuisiner (à mon grand regret). Je préfère manger, donc cuisiner au jour le jour. Mais pour gagner du temps je pense que cela vaut la peine d’essayer 😊😊 Merci pour cette découverte Wendy

    1. Oh oui, si tu veux pouvoir te préparer des plats en quelques minutes chaque soir pour ne pas perdre de temps, je te conseille vivement cette méthode.
      Car cela permet aussi de ne consacrer son attention à cette tâche qu’une seule fois dans la semaine. Cuisiner, ce n’est pas seulement découper et cuire des aliments mais aussi réfléchir à ce qu’on va faire, nettoyer,… Franchement, gain de temps inestimable et tellement facilement gagné 🙂

  6. Excellent article ! J’aime l’idée de la cuisine anticipative destinée à faire gagner du temps en fonction de son emploi du temps et de ses envies gourmandes du moment. Pour ma part, je fais germer certaines graines, tremper mes légumineuse et oléagineux… cela constitue l’essentiel de mes préparations anticipatives pour le moment… Super découverte que ce blogue. Je serai ravi de te proposer un échange si l’occasion se présente et que tu en as l’envie. Etant cuisinier je propose une cuisine axer sur le bio/locale la créativité et la dimension santé de celle-ci. Au plaisir de collaboré ensemble, Yanis.

    1. Merci Yanis! Oui, c’est vrai, faire tremper graines et oléagineux demande aussi un planning afin de ne pas se retrouver à vouloir préparer une recette sans les ingrédients à disposition. Sans compter que c’est beaucoup plus digeste, me semble-t-il, de les faire tremper avant utilisation. Oui, nous pourrions certainement trouver des ponts entre nos thématiques, d’autant plus que tu sembles résider également en Belgique? En attendant, si tu as des recettes à résonnance asiatique (comme le carrot cake au coriandre), n’hésite pas à le publier sur le groupe Facebook de recettes asiatiques végétariennes https://www.facebook.com/groups/278660049926125

  7. Une idée à creuser bien que je préfère nettement utiliser des ingrédients frais car je suis sensible à l’aspect “santé” de la cuisine. Il peut quand même arriver que je n’ai pas beaucoup de temps pour cuisiner. J’essaierai.

    1. C’est ce que je trouve sympa dans le semi batch cooking asiatique. La base est préparée mais la quasi entièreté des légumes sont frais et sautés dans le wok en deux minutes.

  8. C’est un peu comme dans les cuisines professionnelles : l’essentiel est prêt, les légumes nettoyées et découpées, les herbes lavées et éfeuillés, toutes les aides culinaires à dispo … Il n’y a plus qu’à assembler dans le wok ou la casserole pour une cuisson minute. Tout est une question d’organisation.

    1. Oui, c’est vrai. En général, ils préparent uniquement pour le lendemain, vu le débit qu’ils ont et ce sont les plats à la carte. Souvent, cependant, leur plat du jour est réalisé avec les surplus de la semaine ou les bonnes affaires faites au marché.

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